saut

Le saut d’obstacles, ou concours de saut d'obstacles (CSO), est un sport équestre qui se déroule dans un terrain délimité sur lequel ont été construits des obstacles. Les barres qui les composent sont mobiles et tombent lorsqu'elles sont touchées. Pour le cheval et le cavalier la règle du jeu est de réussir à franchir les obstacles dans un ordre précis sans les renverser ou les dérober. Il existe plusieurs types de saut : le vertical, la haie, la rivière, le spa... Généralités: Saut d'entraînement Cette discipline est souvent enseignée dès le niveau débutant car, outre son aspect ludique, elle permet au cavalier d’acquérir des qualités indispensables à l’équitation dans sa globalité comme l’aisance, l’équilibre et la confiance. En saut d'obstacles, le cheval et son cavalier doivent se trouver en harmonie parfaite. Tel un centaure, cheval et cavalier devront maîtriser de nombreux paramètres tels que l’impulsion, la vitesse, la trajectoire, le nombre et la longueur des foulées pour se garantir des sauts sans faute. En parallèle avec le travail sur les obstacles, un indispensable travail de dressage, de musculation et d'assouplissement sur le plat est réalisé pour que le cheval obtienne un dressage le plus fin possible et un potentiel physique optimal. Histoire: Bien que les principes de l'équitation aient été déjà décrits par Xénophon, puis détaillés de plus en plus en profondeur au fil des siècles, on trouve très peu d'écrits sur l'équitation de saut d'obstacles avant la fin du xixe siècle. En effet, avant la codification de la chasse à courre, par l'« English Enclosure Acts » au xviiie siècle, qui obligeait les chasseurs à suivre les traces de la meute et donc a sauter les obstacles se trouvant sur le passage, il n'y avait guère de raison pour sauter les obstacles dans la campagne. Mais vers la fin du xiie siècle, les chasses à courre à travers champs clôturés devinrent nombreuses tant en Grande Bretagne que sur le continent. Les courses d'obstacles et les concours hippiques devinrent de plus en plus populaires. La première compétition de saut d'obstacles eut lieu en Irlande en 1865. Pour cela, on créa des parcours avec des éléments à franchir le plus rapidement possible : barres, rivières, obstacles de terres1. Malgré son avènement plutôt récent, ce sport a déjà beaucoup évolué. Technique équestre[modifier] Le saut d'obstacles, de par ses spécificités, exige une technique équestre particulière. Afin que le cheval ait le dos plus libre et plus actif, le cavalier se tient très souvent en équilibre sur ses étriers. Les étriers sont réglés plutôt courts pour mieux suivre le cheval lorsqu'il saute. Le cavalier peut ainsi prendre appui dessus et déplier son corps et ses bras quand le cheval s'étire pendant le planer du saut. Le cheval a besoin de toute sa capacité athlétique pour enchaîner les obstacles. Aussi le cavalier se doit de communiquer avec lui par des moyens les plus légers et les plus discrets possibles, en évitant autant que faire se peut de perturber sa motricité et son équilibre. Toutefois, sur certains sujets, les points de vue divergent et peuvent être la source de bien des discussions. Certains cavaliers utilisent des techniques qui conviennent bien à certains chevaux et cavaliers, mais moins aux autres. C'est à chacun de faire la part des choses avec sa sensibilité, son expérience et ses chevaux. Toute sa vie, le cavalier cherchera sa propre équitation, puisant dans son expérience et s'aidant de ce que peut lui apporter l'expérience des autres. Au final, ce sont ses chevaux, s'il sait les écouter, qui lui diront s'il se trouve sur la bonne voie ou non. Formation des cavaliers L'équitation de saut d'obstacles est un sport hautement technique qui exige de la souplesse, de la sensibilité et de l'expérience. La formation de base des jeunes cavaliers s'étale souvent sur une décennie. La plupart des cavaliers de cette discipline ont besoin de passer plusieurs examens de qualification pour être admis dans les concours ou tout simplement pour pouvoir pratiquer le saut d'obstacle en manège libre, car les risques de blessure sont plutôt surtout pour les cavaliers débutants et de plus, un élève sans expérience a de plus forte chance de détériorer l'entrainement du cheval qu'il monte, s'il le fait sans la supervision d'un instructeur chevronné. Mais en fait, la formation des cavaliers n'est jamais terminée et doit se poursuivre tout au long de leur carrière qui peut être très longue. Un bel exemple de longévité nous a été donné par Nelson Pessoa qui était toujours classé parmi dans les 10 premiers cavaliers mondiaux a plus de 60 ans. En vieillissant le cavalier perd de la souplesse et des réflexes, mais il compense cette perte par son expérience, une sensibilité affinée et une meilleure écoute des chevaux qu'il monte. Généralités: Jusqu'à l'âge de 6 ans, le cheval de saut d'obstacles est un "jeune cheval", mais sa formation se poursuit souvent jusqu'à plus de 8 ans. À partir d'environ 10 ans, le cheval de saut d'obstacles est en général considéré comme mûr et expérimenté. Les grands champions ont souvent plus de 12 ans. À partir de cet âge, on travaille essentiellement pour maintenir tout leur potentiel physique aussi longtemps que possible, 16 ans ou plus. Baloubet du Rouet le cheval de Rodrigo Pessoa était toujours au plus haut niveau international en 2006 à l'âge de 18 ans. Sauts en liberté: L'éducation à l'obstacle peut démarrer dès l'âge de trois ans en faisant sauter le jeune cheval en liberté. Ce travail permet au jeune d'apprendre à régler seul sa battue et son saut sans être gêné par le présence encore inhabituelle du cavalier sur son dos. Pour préserver son physique en pleine transformation et son mental, les séances de sauts en liberté doivent être assez espacées dans le temps et de difficulté graduelle. Le cheval commence par franchir des barres au sol puis un croisillon abordé au trot puis au galop. Ensuite il saute un petit vertical, puis un oxer. Plus tard, il sera gymnastiqué grâce à des doubles. Pour faire sauter un cheval en liberté, il faut procéder dans un lieu clos avec au moins deux personnes munies de chambrières pour canaliser le poulain. Il n'est pas conseillé de faire sauter un cheval en liberté si aucune des personnes présentes ne possède une expérience éprouvée des chevaux, du saut d'obstacles et du travail en liberté. En effet, par ces exercices, le jeune cheval doit être encadré par des instructeurs sûrs. À cette étape de sa vie, il est primordial de ne jamais lui demander plus qu'il ne peut donner. Il doit prendre confiance dans ses possibilités physiques et améliorer sa technique en toute sûreté. Les premiers sauts montés Comme pour le travail en liberté, il est bon de commencer par franchir des barres au sol puis des croisillons au trot. Le trot est une allure souvent utilisée pour les premiers sauts des jeunes chevaux. En effet, dans leur jeunesse, ils ne savent pas encore se servir à plein potentiel de leurs corps. Dans l'allure du trot, ils possèdent toujours deux pieds au sol, leur équilibre est donc plus facile à gérer. Ensuite, pour leur apprendre à se relancer à la réception et enchaîner les sauts, l'éducateur leur fera sauter des petits parcours de croisillons au trot puis au galop lorsque tout se déroule bien au trot. A ce stade, il est important de ne pas faire sauter les jeunes chevaux avec de la vitesse afin qu'ils ne soient pas obligés de réagir au dernier moment pour sauter, cette précipitation pourrait les faire paniquer. De par leur inexpérience, ils ont besoin d'observer pour doser leurs sauts. Mais il arrive très souvent que les jeunes chevaux aient un équilibre tel qu'ils ne peuvent pas encore galoper lentement, leur équilibre vers l'avant les poussant à accélérer l'allure. Une bonne partie du travail consistera donc à les habituer à un autre équilibre, plus reculé. Un bon exercice avec de tels chevaux est de leur faire exécuter un cercle après chaque obstacle sauté. Les obsacles: Le cavalier se sert du cercle pour rééquilibrer et rassembler sa monture pour aller sauter l'obstacle suivant dans les meilleurs conditions. Le contact avec la bouche du cheval durant l'exercice doit rester minime pour vérifier qu'il reste en équilibre. Un peu plus tard, pour les muscler sur la hauteur, on leur fera franchir des croisillons-oxers. Comme le croisillon, ce type d'obstacle, plus bas au milieu, incite le poulain à sauter au centre. La barre de derrière donne la trajectoire en hauteur et en largeur. À ce stade du travail le cheval doit être confiant, il doit pouvoir venir sauter ces obstacles en conservant une régularité dans son allure sans modifier sa cadence et son amplitude dans les abords. Enfin, le travail sur de petites lignes d'obstacles améliorera le style du saut. Il est capital de veiller à conserver les chevaux droits durant toutes les étapes du saut. En cas de refus ou de désordre du cheval, le cavalier n'hésitera pas à baisser un peu les obstacles. Quelques semaines avant le début de la saison de concours, les jeunes chevaux sauteront tous les types d'obstacles et ils seront confrontés à toutes sortes de soubassements. L'idéal est de les faire sauter un parcours d'entraînement sur un terrain qu'ils ne connaissent pas et de les habituer à la présence de nombreux autres chevaux. Ils seront ainsi moins apeurés lors de leurs premiers concours. Règlement Comme dans tout sport, les concours de saut d'obstacles obéissent à des règles. Les différentes nations, au niveau de leur règlement spécifique, essaient pour la plupart d'entre elles, de coller au plus près des règles internationales. Ces règles internationales sont mises à jour tous les ans par la Fédération équestre internationale. Hunter: Le Hunter est, comme le saut d'obstacles, une discipline équestre où l'on saute des obstacles. Le hunter peut être considérée soit comme une discipline à part entière avec des cavaliers et des chevaux spécialisés, soit comme une discpline de formation en vue du saut d'obstacles. En effet, en concours, ce sport met en évidence le dressage et le style du cheval ainsi que la technique du cavalier sur des épreuves dont la hauteur des obstacles est moins importante qu'en concours de saut d'obstacles. Néanmoins cette discipline n'est pratiquée que par un petit nombre de cavaliers car être productif avec son cheval ne suffit pas, il faut un certain style de saut, de tenue sur le cheval. Nombre de cavaliers professionnels dont certains ont gagné de grandes compétitions internationales sont souvent recalés. Cette epreuve est très peu pratiquée en France et est plus répandue dans les pays anglo-saxons. Yannick de Wilde

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